Le dernier souffle des Cathares

Image de couverture : Image de couverture : Château de Montségur – photo © Jcb-caz-11, via Wikimedia Commons – Licence CC BY-SA 4.0

Au bord du monde

Accroché aux falaises abruptes des Pyrénées, le château de Montségur n’est pas seulement une forteresse: c’est une énigme. On dit que ses pierres portent encore les prières d’une foi interdite, les cris d’un siège implacable et d’un ultime acte de défi. Là-haut, dans le vent, quelque chose demeure, mais quoi exactement?

Le refuge d’une croyance persécutée

Au XIII -ème siècle, les cathares, ces bons hommes et bonnes dames prêchant une spiritualité dépouillée et un dualisme, voient l’église et la couronne de France se dresser contre eux. Pour survivre, beaucoup gagnent les hauteurs de Montségur, transformé en Citadelle imprenable.

Pendant des mois ils résistent. Dans ce nid d’aigle, ils organisent la vie, les rites, l’espoir d’un nouveau départ. Mais en 1244, après un long siège de 10 mois, les troupes royales percent leurs défenses. 

Les cathares refusent d’abjurer. Plus de deux cent d’entre eux sont conduits au pied de Montségur, dans un champs qu’on appelle encore aujourd’hui « le prats dels cremats », le champs des brûlés. Aucun ne reniera sa foi. L’histoire s’incline, impuissante.

Montségur, un silence qui parle

Aujourd’hui encore, les visiteurs gravissent les sentiers de pierre avec la sensation étrange d’approcher autre chose qu’un simple vestige. Les légendes de Montségur, du trésor des cathares au Saint Graal s’obstinent et peut-être, au détour d’une rafale, vous entendrez vous aussi ce que les siècles n’ont jamais réussi à étouffer… en tout cas, moi je les ai entendues !!!

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